sommaire

Histoire du disque vinyle

La qualité sonore du vinyle
Les avantages
les inconvénients

Un support instrument

Le dubplate où la naissance du Dub
Vinyle et avant-garde

La production de vinyles

Les tendances actuelles de diffusion

De nouveaux publics
une diffusion toujours liée aux DJ's

La conservation

Les conditions de conservation
La conservation du vinyle en France

Numériser et transférer soi même un vinyle


Quelques liens intéressants

L'histoire du disque vinyle

1939 La Seconde Guerre Mondiale éclate ; l'arrêt de l'approvisionnement en shellac, produit de raffinage de résines végétales importées du Sud-Est asiatique, oblige à trouver un substitut. Les producteurs de disques, découvrent alors le vinyle, une résine de plastique dérivée du pétrole.

1942 Les seuls disques disponibles aux Etats-Unis, jusqu'en 1944, sont les V-discs - les premiers vinyles (du fait de l'embargo du syndicat des musiciens faisant suite à des problèmes de droits sur la reproduction radio des oeuvres).

1944 le Belge René Snepvangers dirige l'équipe de recherche qui réalisa le premier 33 tours. La qualité des nouveaux disques laissait pourtant à désirer et longtemps on n'a pas dépassé le stade de l'essai.

1945 L’enregistrement du son, amélioré de façon spectaculaire grâce aux progrès réalisés pendant la guerre, se développe dans le domaine civil. Dans les matériaux utilisés dans la fabrication du disque, la cire est remplacé par une laque sur un support en aluminium.

Microsillon et stéréo

1946 Etats-Unis La firme Columbia édite le premier micro-sillon sur un 33t/mn (ce sont des oeuvres de Mendelssohn et Tchaïkovski). Ce support permet d'enregistrer environ trente minutes par face, c'est le "LP" (long play). Le facteur le plus important a été l'utilisation de matières synthétiques thermoplastiques pour la fabrication des microsillons, elles permettaient d'obtenir une surface bien plus lisse que celle des disques connus jusqu'alors. Ceci a permis de réduire considérablement le bruit de fond et d'augmenter la gamme des fréquences. Les sillons très fins ont imposé naturellement l'utilisation de têtes de lecture très légères et de pointes à saphir spéciales ce qui imposait l’utilisation d’un pick-up électrique. La vitesse de rotation des disques a donc été réduite des 78 tr/mn primitifs à 33 tours 1/3.

1948 La commercialisation des "LP" débute. Les tables de lectures sont fabriquées par Philco.

1949 Etats-Unis Apparition sur le marché d'un nouveau format de disque : le 45 t/mn, d'un diamètre de 17 cm, lancé par RCA (le "SP" - single play). Exceptionnellement, on utilise aussi des disques de 16 tours 2/3. C'est alors la guerre des vitesses entre Columbia et RCA qui prône le 45 t/mn 17 cm, en s'adressant aux consommateurs habitués aux changements de disques nécessaires avec le 78 t/mn.

1951 Le premier microsillon 45 tours sort en France. Le disque microsillon s'impose de plus en plus dans les annnées 50.

1956 La société "Audio Fidelity" lance sur le marché les premiers 33 tours stéréophoniques, alors qu'il n'existe aucune cellule pour les lire... L'enregistrement stéréophonique est effectué dans un seul sillon du disque à deux canaux sonores. Il s'agit d'un compromis entre l'enregistrement en profondeur d'Edison et l'enregistrement latéral de Berliner. Progressivement, toutes les grandes firmes s'intéressent à la stéréophonie (en conservant la compatibilité avec le système monaural). ; dans l'ordre : RCA, Decca, EMI, Mercury, Telefunken... Jusque-là tout le monde y pensait mais personne n'osait s'y lancer. Le microsillon était récent et faisait l'objet de gros investissements ; les disques se vendaient bien et l'industrie ne voulait pas d'une nouvelle guerre des standards.

1957 Quasi-abandon du format 78 t/mn. Ce format a été longtemps fabriqué (le disque vinyle coûtait encore très cher, environ 30 NF en 1960, soit environ 50 euros). Dans certains pays plus pauvres, le 78 t. est maintenu - jusqu'en 1961 dans les pays de l'est (Supraphon), voire 1962 (EMI pour le marché des Indes).

1958 A partir de cette année et pendant une décennie, c'est l'âge d'or du vinyle. La télévision vole aux ondes radio leurs programmes en y ajoutant l'image. Les émissions de radio se rabattent donc sur la musique, qu'elles diffusent 24 heures sur 24, lui assurant une forte promotion à l'aide de Top 40, etc. De plus, la fabrication des disques s'améliore encore. Les pochettes de disques passent à la photo couleur. Les disques sont très résistants (environ 150 g et plus)

.1971 on trouve sur le marché des disques avec quatre enregistrements dans un seul sillon ; mais la quadriphonie ne connaît pas le succès.

1976 Après les Etats-Unis, le Maxi 45 tours arrive en France.

1978 Le premier choc pétrolier augmente le coût du cycle chauffage-refroidissement, poste important dans le prix du disque. Le coût des disques est trop élevé, alors on rogne sur la qualité à tous les stades : on réduit les contrôles, on remplace les ingénieurs de gravure renommés par des jeunes, on réalise des disques moins lourds, on fait évoluer la composition du vinyle et on utilise des pâtes recyclées... L'industrie s'adapte au mieux cependant, avec une augmentation inférieure à l'inflation. Pendant ce temps, en Hollande, Philips réalise ses premières expériences sur le signal numérique lisible par la réflexion d'un rayon laser avec le système Laservision.

1983 Arrivée en France du disque compact. Face au danger, le disque vinyle s'adapte : il devient plus et épais et les fabricants ont recours à la gravure directe - La technique de Direct Metal Mastering (DMM) permet en particulier la réalisation directe d'une mère.

http://net.for.free.fr/maxir


Les qualités sonores du disque vinyle


Les avantages

La première question qui se pose est la suivante : Pourquoi écouter encore des disques vinyles alors qu'on trouve maintenant des versions CD des mêmes artistes ? Car le CD, échantilloné à 44,1 kHz est un support plus qu'acceptable : pas de souffle, pas de craquements et une restitution sonore très satisfaisante.

La réponse est simple : Parce que les disques vinyle n'utilisent pas "l'échantillonage", et de ce fait, le son "analogique" n'est pas numérisé en "escaliers".

A l'opposé de la bande magnétique ou du disque vinyle, le Compact Disc, échantillonné en numérique à 44.000 Hz, ampute le signal audio, en le codifiant sous forme d'une courbe en "escalier" (voir l'explication détaillée dans "le synthétiseur numérique succède au synthétiseur analogique").

Voilà pourquoi le "son numérique" est plus "métallique" et n'a ni la "chaleur" ni la "finesse" du "son analogique". D'où le net avantage qualitatif musical du son analogique sur le son numérique, et, par conséquent, du disque vinyle sur le Compact Disc.

Au contraire des médias numériques, le disque vinyle, analogique, n'est pas un produit échantillonné. Il est fabriqué par pressage d'une galette de vinyle, à partir d'une matrice dont la gravure est analogique. C'est pourquoi les informations sonores gravées dans ses sillons restituent un signal analogique linéaire, "continu", avec plus de détails, fidèle reflet de la réalité : il faut alors reconnaître que le son du disque vinyle est d'une grande qualité musicale avec une incomparable richesse harmonique (la bande passante atteint plus de 30 kHz !).

Le résultat ? Une image sonore réaliste et extrêmement précise, avec un rendu étonnant des aigus, et une définition exceptionnelle de l'espace stéréophonique : la musique restituée semble "naturelle".

Les points faibles

Le disque vinyle produit de petits craquements (Clicks et Crackles). Il n'est pas dépourvu de souffle, ni de bruit de fond (Noise floor, Low frequency rumble), et ne possède pas la même dynamique que le compact disc (60 dB pour le disque vinyle contre presque 100 dB de dynamique pour le CD, et jusqu'à 120 dB pour le SACD).


http://www.jean-christian-michel.com/disque-vinyle.html#avantages

Un support instrument

Le Dubplate où la naissance du dub

Un dubplate désigne un disque microsillon en acétate fragile gravé en un seul et unique exemplaire à destination d'un sound system qui en a la propriété exclusive. Le dubplate n'est pas destiné à être commercialisé.

Sens actuel

On assimile aujourd'hui le dubplate au special qui est un disque unique gravé exclusivement pour un sound system et sur lequel un artiste (chanteur ou deejay) modifie les paroles d'un de ses tubes pour en faire un hommage au sound-system qui le lui a commandé (on parle aussi de VIP mix, spécialement dans la musique électronique actuelle).

Apparition des dubplates

A l'origine, à la fin des années 1950, le dubplate désigne un disque promotionnel que les producteurs envoient aux sound-systems pour mesurer leur popularité avant un éventuel pressage en 45 tours. Si la réaction du public est bonne, le morceau est ensuite normalement pressé. Alors que l'industrie musicale jamaïcaine est balbutiante, presser un 45 tours qui ne rencontrerait aucun succès est un risque énorme que les producteurs cherchent à réduire au maximum en ayant recours aux dubplates.

Mais l'engouement immédiat des Jamaïcains pour leur musique locale induit un développement rapide de l'industrie musicale jamaïcaine, et, le risque d'échec étant nettement réduit, on presse désormais directement les 45 tours sans passer par le stade des dubplates.

Innovation et exclusivité

Les dubplates ne disparaissent pas pour autant et deviennent même un instrument majeur dans l'évolution de la musique jamaïcaine. Pour les producteurs, ils permettent de prendre la température des sounds et d'observer presque instantanément la réaction du public aux dernières innovations qu'ils apportent. Si cette réaction est bonne, les producteurs sont confirmés dans l'orientation musicale qu'ils ont prise. Pour les sound-systems et leurs propriétaires, le dubplate est un moyen de se distinguer de leurs concurrents de par son caractère exclusif : on se rend chez "Downbeat" (sound-system de Studio One) plutôt que chez un autre car lui seul peut passer avant tout le monde les derniers morceaux en version dubplate des Heptones ou des Wailers.

Un accord implicite se noue entre labels et producteurs : les dubplates servent à faire la promotion de morceaux avant leur sortie et de tester des innovations avant que le processus ne soit tout à fait enclenché, et à attirer le plus de monde possible dans un sound-system.

Naissance du dub

C'est d'ailleurs au cours du gravage d'un dubplate que le dub est créé en 1967 : l'opérateur chargé du gravage oublie de connecter la piste vocale et seule la rythmique nue est gravée. Mais la réaction du public face à ce qui n'est finalement qu'une version accidentellement instrumentale est telle qu'elle convainc les producteurs de généraliser les versions instrumentales, qui servent ensuite à combler les faces B de 45 tours, puis, avec l'inventivité de Lee Perry ou King Tubby (dont les premières expérimentations surviennent en gravant des dubplates à la fin des années 1960 ), se retrouvent bardées d'effets sonores pour devenir le dub que l'on connaît depuis les années 1970.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Dubplate


Avant-garde et vinyle

Martin Tétreault : Quatuor de tourne-disque

Ce quatuor de tourne-disque, sous la direction de Martin Tétreault a été créé en 2004 à Munich pour la chorégraphe Lynda Gaudreau. Des partitions composées par Tétreault étaient une des composantes de la pièce DOCUMENT 4, dernier volet d' une série que la chorégraphe a amorcée en 1999. La version finale fut présentée au VOORUIT à Gend (Belgique) en 2005. En 2007 une publication accompagnée d'un disque compact dresse un bilan du parcours chorégraphique et sonore de cette production:

En 2006 en prévision de la publication du livre/ cd, Tétreault a invité 4 artistes montréalais à une rencontre studio afin de réenregistrer les pièces créées à l' origine de DOCUMENT 4. C' est à la suite de cette séance d' enregistrement que n' acquit officiellement ce quatuor de tourne-disque, qui donna son premier concert à la SAT en janvier 2007, lors du lancement du livre.Suite au succès de ce concert et à la faisabilité de ce projet, le quatuor ne pouvait s'arrêter là. La simplicité de la méthodologie et du système graphique que j'ai mis au point pour créer ces partitions, a fait en sorte que les 4 exécutants ont assimilé très rapidement le langage proposé. Dans mes partitions il n' est pas nécessaire d'être dj où virtuose de la platine pour en arriver à un résultat satisfaisant.

Dorénavent chacun des membres, Éric Mattson, David Lafrance, Nancy Tobin, Magali Babin et Alexander Macsween peuvent devenir compositeur. Durant ce séjour nous explorerons les différentes composantes de ce travail: diversité de tourne-disques, fabrication des surfaces qui remplacent le vinyle traditionnel, spacialisation, développement de compositions collectives, improvisations dirigée... Pour ma part je resterai à la direction de ce quatuor pour toutes les facettes.

Durant cette résidence notre méthode de travail demeurera comme les partitions: simple et facile d'exécution. Cet aspect est très important puisque éventuellement les membres originaux du quatuor pourraient être remplacés par des visiteurs de la galerie ou par des invités: il serait intéressant de provoquer des rencontres entre des artistes de différentes disciplines autour de la platine. Après un court atelier de maniement du tourne-disque et de l'explication de la partition il peut être possible de jouer celle-ci. Je me souviens de la toute première fois où j'ai expérimenté ce jeu avec les artistes de Munich : sourires et satisfactions garantis !

Martin Tétreault, fev 2007.

http://www.sat.qc.ca/post.php?id=40&post_id=951&lang=fr

La production actuelle


Nous avons noté que certains courants musicaux, comme la "Techno" ont lié leur style au rituel du disque vinyle. Mais ce phénomène de mode est déjà dépassé, car les disc-jockeys utilisent désormais des platines numériques spéciales pour "scratcher"...

Hier un tirage moyen de vinyle était de 1000 exemplaires. On est passé aujourd’hui à 500 et peut-être que la norme de demain sera de 300 exemplaires. Avec ce nombre, comment trouver un équilibre économique ? Faire des illustrations sonores pour des marques, vendre des licences, organiser des soirées, être éditeur… Mais ça n’est pas toujours suffisant. Car un disque vinyle coûte en moyenne 80 centimes d’euros à produire et pour être rentable il doit se vendre au moins entre 800 et 1000 exemplaires.

Aujourd’hui un disque sert plus de carte de visite (être signé par un label qui sort du vinyle reste le meilleur gage de qualité et de sérieux envers le public) et de promotion pour pouvoir ensuite aller se produire dans les clubs en tant que dj ou en live. Ces derniers restant la meilleure source de revenu pour un artiste de musique électronique aujourd’hui

Le magazine "TIME" vient, en effet, de consacrer un grand article à ce phénomène inattendu : le renouveau du disque vinyle, le come-back du microsillon. Des petits producteurs et disquaires indépendants avouent ne plus arriver à satisfaire une demande sans cesse croissante en disques vinyle... Une grande Major du Net, Amazon propose déjà plus de 200.000 références de disques vinyle !C'est au single 45 tours, avec un seul morceau par face, que revient l'Oscar du disque vinyle : De nombreux groupes à la mode le préfèrent aujourd'hui au CD pour sa qualité musicale. Le nombre de ces vinyles a, en effet, doublé régulièrement tous les ans depuis le début des années 2000, dépassant aujourd'hui le million d'exemplaires.

. Le disque vinyle peut s'installer dans un marché calqué sur celui du tube. C'est ce qu'ont compris plusieurs entrepreneurs: En 1995, deux personnes décident à New-York de ressortir les disques Mercury. Ils retrouvent un studio, une société de pressage capable d'une bonne qualité, refont des pochettes et des étiquettes dans le style de l'époque, avec toutefois des différences évitant les problèmes de contrefaçons. N'ayant pas eu tout de suite les droits Mercury, ils débutèrent avec RCA.
En Allemagne, à Kiiehl, un nommé K. Zeman va suivre le même périple, et après avoir obtenu des droits Decca auprès du groupe Polygram, fera graver des vinyles chez Decca, avec un ingénieur graveur de chez Decca, à partir des bandes originales, le pressage se faisant en Allemagne, chez DG. Quelques disques DG et Verve seront également édités.
En Angleterre, un dénommé James Brown, créateur de la marque Testament a entrepris de rééditer les disque EMI que EMI ne souhaite pas rééditer en CD. Ces pressages sont également obtenus à partir des bandes originales, lues sur des magnétophones bien réglés, avec pressage de grande qualité en série limitée.

Ces disques sont bien entendu de prix relativement élevé,
Ces initiatives ne sont pas isolées. Plusieurs firmes américaines et japonaises rééditent du Jazz, de la pop music, les Beatles, Rollings Stones, Shadows ou autres UT. Le Japon possède plusieurs usines de pressage capables d'une bonne qualité: King Records y réédite Decca ainsi que le catalogue Blue Note. Si Mobile Fidetity, une des premières firmes vient de dépose son bilan, ce marché double ou triple tous les ans depuis 1995 (où il représentait environ 1 million des disques). Il reste toutefois marginal.
De même que les amplis de guitare (et les alimentations d'ordinateurs) ont sauvé le tube, il est possible d'affirmer que le RAP et la Techno ont sauvé le vinyle, ainsi que les fabricants de platines et de cellules. Pour ce marché, un graveur a même été mis sur le marché par une société japonaise, pour un prix de l'ordre de 40 000 F. Les DJ ne veulent en effet que du vinyle, ainsi que des bras et cellules pouvant fonctionner en marche arrière (1)...
Les vinyles actuels sont de meilleure qualité que les précédents, plus silencieux, mais susceptibles de s'user plus rapidement dans le temps. Ils présentent également un intérêt sur le plan de la manipulation et sur le plan visuel: un disque de grande taille permet d'enrichir l'information du coffret: on ne rêve pas de manipuler un CD...

http://pageperso.aol.fr/_ht_a/fdzours/actuvinylbis.html

Annuaire de sites de producteurs de vinyles :

http://www.easyzik.net/annuaire-musique/go.php?id=778


Tendances actuelles de diffusion

Une diffusion toujours liée aux DJ’s

Les DJ hip-hop ont aussi adopté massivement le Serato, logiciel qui permet de mixer et scratcher des fichiers numériques via des platines disques. « Si le DJ passe des fichiers de qualité, en Wav ou en .Aiff [formats audio non compressés, ndlr], on n’y voit que du feu », estime Pascal Rioux, responsable des labels soul et hip-hop Favorite Recordings et Big Single. En l’espace d’un an, il a vu ses ventes de vinyles chuter dramatiquement. Ils sont rares ceux qui, comme Dee Nasty, sont restés fidèles au vinyle. Le parrain du hip-hop en France en possède près de 25 000, raconte Yasmina Benbekai, auteur d’un guide du DJ (2).

Le sombre destin du microsillon n’est cependant pas inéluctable. Eric Labbé a ouvert l’an dernier My Electro Kitchen, adossé au Troisième Lieu, un bar resto du IIIe arrondissement de Paris. « Lancer un magasin qui vend presque exclusivement des vinyles est une idée un peu folle, consent-il, mais un an plus tard, on est quasi à l’équilibre. »

Inespéré dans le contexte, souligne Rémi Bonin, de Technopol, organisateur de l’événement annuel Don’t kill the vinyl ! : « En cinq ans, le nombre de disquaires electro a chuté de plus de moitié à Paris, il n’en reste que onze. Une tendance qu’on retrouve au plan national où plus de la moitié des disquaires qui faisaient du vinyle ont fermé leurs portes. »

Eric Labbé, allergique au son compressé du MP3, veut croire que les DJ reviendront à la bonne vieille galette  : « Le son Serato n’a rien à voir avec une aiguille qui se trimballe sur un vinyle. La dynamique de l’analogique est incomparable. » Sans parler de la qualité des mixes. « Le DJ se retrouve avec une quantité de fichiers équivalent à un bac de 40 000 disques, c’est le meilleur moyen de s’y perdre. Le vinyle oblige à travailler les mixes, à sélectionner les disques qu’il va falloir se traîner. »

De nouveaux publics

Des genres musicaux qui avaient déserté le support y reviennent doucement. « On produit de plus en plus d’albums rock », relève Fredi. Le vinyle, jusque-là réservé aux DJ professionnels à l’affût de maxis pour enflammer le dancefloor, redevient un objet convoité par le fan audiophile. « Je fais moins de disques pour les DJ et davantage d’albums pour l’écoute à domicile. Je regrave du rock, du folk comme le groupe La Maison Tellier. La variété est plus grande, mais ça reste une économie de projets de petite envergure  : entre 500 et 2 000 exemplaires », confirme Hervé de Keroullas, de DK Mastering, petite structure qu’il a créée à Paris, autour du vinyle de musique électronique.

Si le frémissement est juste perceptible en France, aux Etats-Unis et en Angleterre, les ventes repartent légèrement à la hausse. Même si le vinyle ne représente plus que 0,2 % des ventes d’albums outre-Atlantique, la progression en 2007 est de 15 % (990 000 albums vendus, à nuancer toutefois par la baisse de 43 % entre 2000 et 2006). En Angleterre, deux tiers des singles sortent sur 45 tours. En cinq ans, ce marché a été multiplié par cinq, porté par la vague rock (Arctic Monkeys, Franz Ferdinand…). La chaîne HMV a dû étoffer son offre face à la demande et le site Amazon a créé, en octobre, une section vinyle.

« Avec l’explosion du rock indé, l’esprit collector est revenu », estime Philippe Laugier. La sortie sur CD se double de plus en plus fréquemment d’une édition vinyle de luxe. « Volta de Björk est sorti sur un double vinyle, tout comme Third de Portishead. Ce n’était plus le cas dans les années 90. Mais ce sont souvent des tirages limités destinés aux fans. »

Même son de cloche du côté du disquaire pointu Bimbo Tower. « Le retour du rock a peut-être relancé le côté fétichiste », admet Frank de Quengo, tenancier de la boutique et incorrigible collectionneur : « Je rachète les vinyles que j’avais ado et que j’avais vendus à l’époque. »

Même attitude chez Artkillart, label voué à l’expérimental sonore aux éditions très limitées : « C’est une réaction à l’industrie culturelle massive des dernières décennies, aux produits désincarnés. On s’attache à la qualité et à la complexité d’un objet. Même si on ne publie que du vinyle, rien ne dit qu’on ne va pas s’aventurer vers le DVD, le MP3 ou la clé USB. » « Les gens ne se contenteront pas de fichiers numériques qu’ils risquent de perdre dans un crash de disque dur, ils auront toujours envie d’un objet à collectionner, estime Pascal Rioux. Et le vinyle, c’est joli, contrairement au CD. » La banalité du support de stockage participe à ce désamour. « On ne peut graver un vinyle soi-même, ce n’est pas comme un CD facile à copier et dont le contenu est identique à celui d’un fichier téléchargé en ligne », juge Vinyliser, artiste sonore allemand qui grave en direct des sessions improvisées en un exemplaire unique.

Le frein demeure le faible équipement du public en platines disques. Mais ça frémit également du côté des constructeurs. « Au Japon, raconte Pascal Rioux, certaines nouvelles minichaînes n’ont plus de lecteur CD, mais une clé USB pour raccorder son Ipod et une platine vinyle. » Les platines professionnelles avec une sortie USB (qui permet de copier facilement le vinyle) existent aussi depuis quelques années et Sony vient de lancer son modèle. « Le vinyle pourrait redevenir un format intéressant y compris pour le grand public », espère Eric Labbé.

Autre ironie du sort, une compagnie phonographique japonaise propose aujourd'hui des Compact discs qui reproduisent l'aspect de nos anciens et chers disques vinyle...



http://www.ecrans.fr/Le-vinyle-rempile,4158.html

La conservation du disque vinyle

Conditions physiques de conservation

Le disque vinyle (qui a remplacé progressivement le disque de laque à partir des années 1950 ) a fait ses preuves comme étant l’un des matériaux les plus stables utilisés dans la fabrication des supports d’enregistrements sonores. Mais sa durée de vie n’e st toutefois pas infinie.

Le chlorure de polyvinyle se dégrade chimiquement lors qu’il est exposé aux rayons ultraviolets ou à la chaleur.

On n’effectuera jamais de lecture de documents anciens sur des appareils d’origine (un seul passage de l’aiguille dégrade définitivement le sillon). On utilisera exclusivement des platines modernes (type à microsillons) équipées d’un ensemble bras/cellule léger bien réglé. La vitesse de rotation, les caractéristiques des cellules, l’équilibre fréquentiel du signal de sortie (préamplificateur) font l’objet de réglages systématiques pour chaque plage.

A fin de conserver l’information sonore pendant une durée supérieure à celle de l’existence d’un disque ou d’un cylindre, celle-ci doit être copiée sur un support offrant les meilleures garanties de durée tant du point de vue de ses qualités matérielles (physico - chimiques) que celles de son format.

Précédées d’avis de spécialistes, les prestations exigent des soins méticuleux, un maté riel de haute qualité. Les copies sur bandes (analogiques 1/4 de pouce) ou sur disques optiques enregistrables (CD-R) constituent une mesure de sauve garde possible de tels documents.

Les transferts sur dispositifs de stockage numérique de grande capacité et reliés par réseau peuvent offrir des solutions dignes d’intérêt en termes de communication et de sauvegarde de l’information.

Salissures et nettoyage

Les particules résultent de dépôts de matières extérieures telles que débris d’origine minérale ou végétale, fumées industrielles, matières grasses provenant des empreintes digitales ,matières adhésives, etc.

D’autre part, les produits résultant de l’altération des matériaux originaux

consécutive à des réactions chimiques peuvent conduire à la formation de particules.

La plupart des salissures sont hygroscopiques, ce qui peut favoriser la croissance de moisissures et favoriser les réactions chimiques .

L’élimination de la poussière est réalisée dans de nombreux cas à l’aide d’un chiffon doux et non pelucheux, éventuellement une brosse spéciale très souple, en prenant soin de l’appliquer dans le sens des sillons. Mais le frottement d’un tissu sur un matériau isolant génère des charges électrostatiques qui attirent les poussières. Aussi le nettoyage peut-il être effectué avec une brosse à fibres de carbone ou à l’aide d’un fi l et d’eau distillée qui élimine les charges électriques. L’eau courante est déconseillée du fait de la présence de calcaire et de sels minéraux formant un dépôt au séchage. Pour dissoudre les matières grasses (traces de doigts notamment), il faut recourir à des agents mouillants. Il ne faut pas utiliser des produits qui se montre raient agressifs ,

même à long terme. Des produits commercialisés s’appliquent de manière spécifique aux disques

Manipulation et conditionnement

Pour éviter de toucher la surface enregistrée avec les doigts, le disque doit être maintenu en utilisant l’étiquette et le bord comme point d’appui pour sortir le disque de la pochette. Il sera maintenu ensuite par la tranche. En général, le port de gants n’est pas recommandé, les disques risquant de glisser. Pendant les déplacements. Les disques ne doivent pas être exposés inutilement à l’air ambiant. Ils seront replacés dans leur pochette après usage. Les pochettes et albums en mauvais état devront être éliminés ou traités. Le remplacement par des pochettes individuelles conçues pour ne pas rayer le disque et faisant appel à des matériaux stables (polyéthylène, papier non acide) est vivement recommandé.

Condition et stockage

Après conditionnement dans leur pochette d’origine ou de remplacement, les disques doivent être stockés en position verticale. Deux dispositions peuvent être retenues : disques placés dans des boîtes en carton neutre (solution préférable), ou rangés directement sur des étagères compartimentées, toujours en position verticale, par taille homogène, maintenus par une légère pression .

Les étagères (bois ou métal) doivent être conçues pour supporter le poids élevé des disques et tenir compte de la répartition des efforts. Par ailleurs, la capacité de résistance des sols du Pour retarder les mécanismes de dégradation, une climatisation est souhaitable afin de maintenir, les conditions thermohygrométriques voisines de 18° C ± 2° C et 40 % HR ± 5 % avec filtration des poussières. Les sources de chaleur seront systématiquement éloignées des documents.

Les magasins de stockage doivent répondre à un certain nombre de critères afin d’éviter l’introduction de poussières : rideaux, moquettes, tissus (qui génèrent et fixent la poussière dans les aires de stockage) seront évités. Les luminaires ne devront pas produire de rayons ultraviolets, la lumière du jour reste ra masquée. Le contrôle de la lumière ambiante s’effectuera dans des conditions

analogues à celles des documents en papier et carton .

http://www.culture.gouv.fr/culture/conservation/fr/preventi/documents/c10.pdf


La conservation discographique : état des lieux en France

La disparition brutale de ce support dans l’édition, au profit du CD, a entraîné un mouvement de désaffection d’autant plus rapide que la gestion matérielle de ce support se révélait très contraignante.

On se déclarait alors secrètement ravi d’abandonner les tâches peu valorisantes, mais indispensables à la préservation de toute collection : la corvée du « torchonnage » (le nettoyage à l’eau distillée après chaque emprunt), la vérification des pointes de lecture aléatoire et sujette à d’interminables contestations avec les usagers, l’établissement, pour chaque galette, de « fiches de santé » allaient désormais appartenir à l’histoire… et signer l’arrêt de mort de collections entières, bradées, vendues au poids ou même purement et simplement jetées – au mieux reléguées, quand la place le permettait, dans un recoin obscur de la bibliothèque…

Sans doute la création, en 1986, à partir de la collection préservée de la Discothèque de France, cédée par convention à la Discothèque des Halles, des Archives sonores a-t-elle permis de sauver nombre de documents d’une disparition programmée.

Depuis, grâce à une patiente politique de récupération et de tri au sein des collections désaffectées des bibliothèques parisiennes, d’échange avec des bibliothèques territoriales (Nice), de collecte de dons ou d’achat de collections, ce sont aujourd’hui près de 100 000 microsillons qui sont conservés à la Médiathèque musicale de Paris.

Mais même si le rôle de cet établissement dans la conservation des documents sonores édités (disques 78 tours, microsillons et CD) est aujourd’hui bien établi, concrétisé par la signature d’une convention de Pôle associé – une des toutes premières – avec la Bibliothèque nationale de France, bien rares sont les bibliothèques qui ont intégré cette préoccupation.

Certes, la BnF, qui conserve au Département de l’audiovisuel, à côté des fonds anciens, les collections issues du dépôt légal des phonogrammes (350 000 microsillons et 150 000 CD), et la discothèque centrale de Radio France (550 000 microsillons, 200 000 78 tours et documents plus anciens) jouent-elles un rôle primordial. Toutefois, l’existence de ce patrimoine exceptionnel ne peut pour autant servir d’alibi aux autres bibliothèques pour se dédouaner de toute responsabilité dans ce domaine.

Et on ne peut non plus compter sur de très rares collections privées accessibles, qui, à l’instar de la fondation Panigel à Saint-Rémy-de-Provence, peinent à s’ouvrir réellement au public : malgré la volonté de son repreneur, Pierre Bergé, le désintérêt des pouvoirs publics pour cet ensemble sans équivalent semble perdurer…

Rares sont, en bibliothèque, les collections clairement identifiées, comme la collection Panassié à Villefranche-de-Rouergue, la collection issue de Radio France Lyon à la Bibliothèque de la Part-Dieu. La Jazzothèque de Nice, seule à avoir donné naissance à un fonds constitué faisant l’objet d’une véritable politique de conservation, fait de cet établissement un exemple unique, qui dispose maintenant d’une réserve à degré hygrométrique constant assurant la conservation optimale d’un riche fonds de 80 000 microsillons.

Perspectives

Un projet, encore à venir, d’inventaire des fonds de microsillons en Île-de-France pourrait voir le jour prochainement, à la faveur d’un rapprochement des bibliothèques de la couronne et du réseau parisien.

Plus avancé, le début d’un inventaire national des 78 tours, initié par la BnF à la faveur de la signature de conventions de pôles associés (Médiathèque musicale de Paris, Radio France…) ,dont on peut espérer qu’il soit suivi d’une action similaire pour les microsillons, pourrait jouer un rôle déclencheur, à condition que les bibliothèques intéressées se montrent suffisamment nombreuses et soient en mesure de dégager les moyens nécessaires.

Le challenge est bien de convaincre des professionnels peu sensibilisés encore au problème, et peut-être aussi rebutés par les contraintes induites : difficultés de valorisation (comment communiquer, numériser ? problèmes de droits, etc.), spécificités de traitement comme de conservation…

C’est à condition de pouvoir s’affranchir de la vision qui condamne le document sonore au désintérêt ou à la nostalgie que l’on parviendra à préserver un capital dispersé, et sans doute en danger, qu’il s’agisse du microsillon ou, peut-être plus encore, du CD, qui ne semble pas pouvoir accéder avant longtemps au statut d’objet patrimonial.

La BnF, avec la mise en place d’une politique de pôle associé, tournée encore pour l’instant vers les supports les plus anciens (les plus patrimoniaux), la Médiathèque musicale de Paris et quelques autres, voudraient montrer le chemin aux bibliothèques publiques, encore trop peu intéressées à la conservation de documents qui y ont pénétré difficilement et gardent de toute façon le handicap d’être considérés comme des documents de deuxième rayon, destinés au prêt et participant d’une fonction de loisirs plutôt que d’étude.

Ce désintérêt – historique – n’est d’ailleurs que le pendant du peu de valeur (y compris financière) d’un type de document dont le sort est peut-être de n’être qu’un support éphémère, toujours dépassé techniquement, sans que puisse s’y appliquer vraiment, quoiqu’en disent les amoureux du vinyle, des critères de beauté, d’esthétique qui s’attacheraient à l’objet lui-même, indépendamment de son contenu.

Mais, si le disque n’a pas encore conquis vraiment son statut d’objet patrimonial, le devoir de mémoire implique de se mobiliser pour assurer sa sauvegarde, dont le principe même n’est pas encore tout à fait acquis, avant que la dématérialisation des supports ne rende encore la tâche beaucoup plus difficile.

http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/frontoffice/2004/05/document.xsp?id=bbf-2004-05-0074-012/2004/05/fam-dossier/dossier&statutMaitre=non&statutFils=non

Pierret, Gilles, « Les bibliothèques et le disque : La difficile accessibilité du document sonore au statut d’objet patrimonial », BBF, 2004, n° 5, p. 74-78

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Numériser et transférer soi même un vinyle


Le transfert d'un disque vinyle sur un CD n'est pas une opération très compliquée. Cependant, pour bien faire, cette opération nécessite un inévitable appareillage technique : câblage, carte son stéréo USB (type Swissonic USB studio II MK2 ou Audacity), logiciel d'enregistrement et de traitement de son (type WaveLab). Transférer un disque vinyle sur un PC est relativement long, et ne donne pas toujours des résultats vraiment satisfaisants.

Aussi, si vous avez la possibilité de vous procurer le CD correspondant à votre disque vinyle (chez un ami, ou dans une bibliothèque municipale par exemple), la meilleure solution serait d'en faire une copie à usage privé.

Sinon voici la marche à suivre, qui vous aidera à faire vos premiers pas dans la discipline passionnante du studio d'enregistrement.

1 - CONNECTIONS

* ORDINATEUR - Installer la carte Audacity ou mieux, raccorder la carte son USB Swissonic à l'ordinateur.

* AMPLI - Connecter les 2 embases femelles (sorties stéréo "Line" ou Tape Out) de votre ampli, à un cordon Cinch RCA d'un côté et Jack 6,35 de l'autre. Ce câble rejoindra les 2 entrées stéréo de votre carte son : "Swissonic" ou "Audacity" (téléchargement gratuit d'Audacity sur Internet).

Ne jamais utiliser la sortie directe de la platine : le signal doit, en effet, être obligatoirement préamplifié, avant d'attaquer la carte son.

2 - DISQUE - NETTOYAGE DU DISQUE VINYLE - Vérifiez l'état général, puis nettoyez soigneusement les sillons du disque vinyle avec un chiffon humide. Déposez le alors sur la platine.

3 - LOGICIEL - NUMÉRISATION DU SON - Ouvrez sur votre ordinateur le logiciel d'enregistrement (WaveLab). choisissez l'option "Swissonic" dans l'onglet : Options/Préférences/ Lecture/Enregistrement/ de waveLab.

. Cliquez sur le bouton rouge d'enregistrement. Mettez vous d'abord en position "Pause", puis, lorsque tout est prêt, appuyez sur "Enregistrer".

4 - ENREGISTREMENT NUMÉRIQUE DU DISQUE VINYLE - Déposez alors le saphir de la platine au début du morceau que vous voulez transférer. Le niveau du logiciel

d'enregistremnt se règle automatiquement et le Barremètre affiche de petites oscillations. Arrêtez l'enregistrement à la fin de la plage.

5 - RESTAURATION DU FICHIER WAV ENREGISTRÉ - Dès que le fichier est bien enregistré, c'est le moment d'utiliser le logiciel (WaveLab) dans sa fonction "Traitement de son" : d'abord pour effacer le surplus, avant et après le morceau. Puis utilisez les effets (Effects, Direct X), pour supprimer au mieux les clicks, crackles, rumble et autres bruits résiduels du disque vinyle. Vous pourrez également utiliser dans les VST, un compresseur pour donner plus de relief à la musique.

6 - SAUVEGARDE DU FICHIER - Sauvegardez alors le fichier Wave ainsi terminé dans un dossier.

7 - Faites la même chose pour les autres titres choisis sur le disque vinyle.

8 - GRAVURE DU CD AUDIO - Utilisez alors votre logiciel de gravure pour créer votre nouveau CD, qui sera la copie fidèle du disque vinyle.

http://www.jean-christian-michel.com/disque-vinyle.html#renouveau

Quelque liens intéressants

Conservation préventive du patrimoine documentaire

Pays : France Langue(s) : françaisanglais
Auteur(s) : Unesco Dans le cadre du programme "Mémoire du Monde" de l'UNESCO, cet organisme international s'est associé à l'IFLA (International Federation of Library Associations and Institutions) et au Ministère de la culture et de la communication pour éditer un cédérom dont la totalité du contenu est désormais disponible sur internet. Au travers de textes richement illustrés sont abordés la plupart des problèmes que pose la conservation des supports où est inscrit notre patrimoine. Le cas des supports audiovisuels est décliné en trois chapitres : "Supports mécaniques" (cylindres, disques 78 tours ou microsillons), "Supports magnétiques" (bandes, cassettes, cartouches, disques), "Supports optiques" (cédés-audio, cédéroms, cédés enregistrables, DVD).

http://www.culture.gouv.fr/culture/conservation/dswmedia/fr/index.html


How to reissue a record

Pays : Etats-Unis Langue(s) : anglais
Auteur(s) : Classic Records En ce début du XXIème siècle, où toutes les attentions se portent sur les supports numériques les plus performants que sont les DVD et les disques de haute définition (Blu-Ray et HD DVD), le disque microsillon en vinyle, commercialisé en France depuis 1949, n'a pas encore dit son tout dernier mot. Aujourd'hui, sa disparition semble toutefois imminente car il est de moins en moins utilisé par les disque-jockeys convertis au format compressé MP3. En une page, le site américain de Classic Records propose de passer dans les coulisses pour expliquer, étape par étape, comment est aujourd'hui fabriqué un disque microsillon désormais condamné à ne plus faire les délices que de nostalgiques collectionnneurs.

http://www.enjoythemusic.com/magazine/manufacture/classicrecords.htm


Le Gramophone virtuel

Pays : Canada Langue(s) : françaisanglais
Auteur(s) : Bibliothèque nationale du Canada Ce site en version française et anglaise, conçu par la Bibliothèque nationale du Canada, est principalement dédié à l'histoire de l'enregistrement au Canada. Il est néanmoins riche de nombreuses informations sur l'histoire générale de l'enregistrement sonore. Le curieux comme le collectionneur trouvera son bonheur dans une page intitulée "Ressources dans Internet" renvoyant à plus d'une trentaine de sites consacrés aux cylindres, aux disques 78 tours, à l'histoire des supports, etc. Pour connaître et appliquer les règles élémentaires de bonne conservation, on lira avec profit la page consacrée à "La préservation des enregistrements sonores".

http://www.collectionscanada.ca/gramophone/index-f.html

le blog du disque vinyle